Le Docteur Gérard Sellem est responsable du Centre de traitement de la Lithiase rénale à la Clinique de l'Alma (Paris 7è).
La Clinique de l'Alma bénéficie d'un Centre de néphrolithotomie par voie percutanée d'un lithotripteur et d'un uréteroscope avec destruction de calculs par le lithoclast.
L'acquisition prochaine d'un laser permettra de traiter les calculs et les adénomes de la prostate
Depuis une trentaine d'années on constate une augmentation constante de la maladie lithiasique urinaire notamment dans les pays industrialisés, dûe à une suralimentation.
Ces calculs sont généralement des calculs radio-opaques qui représentent 52% des calculs chez la femme et 70% des calculs chez l'homme.
Ces calculs peuvent être rénaux, urètéraux ou, bien plus rarement, dans la vessie. Généralement la découverte de ces calculs se fait dans un contexte d'urgence, notamment à l'occasion d'une crise de colique néphrétique voire d'une infection urinaire. La complication la plus grave est l'anurie, par blocage des voies urinaires bilatérales et unilatérales. Mais surtout une septicémie sur lithiase qui peut entraîner le décès.
C'est dire si la prise en charge de ces calculs nécessitent parfois une véritable urgence thérapeutique.
Les calculs les plus fréquents sont les calculs organiques notamment les oxalates de calcium.
Les infections les plus fréquentes sont l'hypercalciurie voire l'hyperoxalurie.
En cas de calcul récidivant, on va faire rechercher une maladie de la parathyroïde par un dosage de la parathormone.
Les calculs d'oxalate de calcium sont généralement radio-opaques et les calculs d'acide urique sont généralement radio-transparents et sont dûs à un excès d'acide urique dans le sang.
Les calculs de cystine représentent 1% des calculs et sont très difficiles à fragmenter et à traiter. On fait faire le dosage de la cystinurie pour vérifier la matière chimique du calcul.
les circonstances de decouverte sont multiples infection urinaire hematurie fievre parfois une simple échographie ou radiographie d abdomen sans preparation mais surtout la douleur aigüe.
La colique néphrétique se traduit par une douleur lombaire à irradiation descendante vers le testicule chez l' homme et les grandes lèvres chez la femme,